Journal d'un Pseudo-écrivain

Voilà ! Un grand pas de fait: j'écris !!

29 avril 2006

Suite.....

    Ce premier jet en main, j'essaye de le retravailler. J'essaye de retranscrire sur le papier toutes mes sensations et les images qui défilent là-haut. C'est un exercice difficile, mais utile et qui me permet d'avancer dans la rédaction du roman.

   

Souvent, je réécris les premiers paragraphes rabougris en ma possession, je les enrichis. Je travaille le style et les descriptions, afin de rendre au mieux les paysages et l'ambiance des lieux où se déroulent l'action. Je travaille aussi les personnages et leurs caractères. Au début, il y a toujours le personnage principal, et lui seul. Mon travail s'en trouve facilité.

    Au fur et à mesure que j'avance dans la rédaction, de nouveaux fils, de nouveaux lieux et personnages apparaissent. Ils entrent presque d'eux-mêmes dans le récit. Je me détache alors du récit proprement dit, et je crée le paratexte, c'est-à-dire tout ce qui m'aidera à écrire: je fais de courtes biographies des personnages, je dessine aussi parfois (mais je suis un piètre dessinateur !!), et surtout j'écris l'histoire des lieux.

    Antartica est une énorme planète glaciaire. Elle est constituée essentiellement de grandes bandes de terres gelées et au relief très accentué. Tout autour, d'immenses océans de méthane liquide, où s'est développée une vie fascinante. L'écosystème incroyable de la planète a attirée une grande communauté scientifique. Elle a créé deux grandes villes, sur chacun des deux grands continents équatoriaux, où le climat est moins rigoureux. Les colons ont mis en place une société plus ou moins démocratique dont toutes les ressources sont utilisées en vue des recherches scientifiques. Toute l'économie y est détournée.

    Ainsi, je crée véritablement le Monde où va se dérouler le roman. Au fur et à mesure même, de nouvelles intrigues apparaissent grâce aux différentes spécificités de ce Monde. Là, le personnage principal, un jeune scientifique, embarque dans un énorme véhicule qui emmène une expédition dans un des coins les plus reculés de la planète. Ils y découvriront de bizarres émissions radio, et d'étranges constructions... mais ça, se sera pour plus tard !!!

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27 avril 2006

Dur dur...

    La reprise des cours, c'est dur. J'ai beaucoup moins de temps pour m'occuper de mon blog, mais je vais continuer à poster tous les jours, ou presque.

    Depuis le temps que j'écris, j'ai fini par me forger une méthode d'écriture. C'est loin d'être une méthode miracle, et je ne pense pas qu'elle soit adaptée à tous. Du moins, elle fonctionne bien avec moi.
    Elle est relativement simple. Je la développerais avec l'exemple d'une énième idée de roman: "Antartica" (non non, je ne me suis pas inspiré du film !).

    Tout commence, généralement, par un moment de profonde méditation et de calme intérieur: je lis, je me ballade, je rêve... En fait, je ne maîtrise pas cette étape, c'est elle qui me contrôel. D'un coup d'un seul, parfois, clac !! j'ai une illumination. Tout seul, je commence à imaginer des situations, des personnages, souvent en lien avec ce que je fais. C'est en ça où, je pense, la lecture est indispensable à l'écriture: elle est à la source de l'inspiration de tout écrivain. Cette étape est la création même.
    Ainsi, Antartica est venu alors que je lisais un livre (je sais plus lequel !!). Je m'imaginais un énorme véhicule, bourré de scientifiques, plongé dans le blizzard. Plus particulièrement, j'entendais les premiers mots d'une émission radio, écoutée par des gens:
    " - Allez ! Dépêche-toi, ça va commencer !
      - Chut ! Moins fort.
      - Mais dépêche-toi quand même !
      - Oh, ça va vous deux !
    Un temps.
      - C'est bon, je lance...

      - .... du soir, bonsoir !!"

    Ces quelques instantanées m'ont suffi comme point de départ. Après, la partie la plus dure: continuer à écrire, et tenter de construire un synopsis plus complet. Mais ça, ça sera pour demain !!

    A bientôt !

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24 avril 2006

Remonte-temps

    Je bois un petit café, place Saint-Martin. Je regarde les gens passer rapidement devant moi. Il fait beau ce matin, et chaud. Et j'attend.   
    Il est 8h13min57". Si tout se passe comme prévu, il me reste exactement 3'24" à me prélasser sur la terrasse. Si tout se passe comme prévu...
    Un signal clignote sur ma vision périphérique. Ma cible a de l'avance. Je lance l'identification submoléculaire ; l'erreur n'est pas permise. Plusieurs fichiers s'affichent dans mon cortex visuel: authentification à 99,9998 %.
    J'avale d'un trait mon café refroidi, laisse quelques pièces sur la table, et me lève prestement. Ma cible vient juste de tourner dans une petite ruelle. Comme prévu.
    Je la suis à distance. Elle ne se doute de rien. Elle avance tranquillement, ne se doutant pas une seconde de ce qui va lui arriver. Elle prend à droite. Toujours comme prévu. Je lui emboîte le pas, prenant un air décontracté.
    Elle s'arrête soudainement. Elle ne m'a même pas aperçu ; tout marche comme sur des roulettes.
- Minou minou ! Viens là !
    Elle fait un pas vers un chat invisible. Encore un autre ; ma cible est dans l'impasse. J'y vais. J'attrappe par le col de sa veste le petit professeur, qui sursaute de peur.
- Que..
      Je ne lui laisse pas le temps de finir. Je le plaque contre le mur sans ménagement, et sors mon Psycho-Effaceur. Un grand flash jaillit du petit appareil. Heureusement, mes nanolentilles ont absorbé l'éclat. Sinon, j'y laissais moi aussi quelques souvenirs...
    Le professeur s'écroule par terre, l'air agard. Je jette un coup d'oeil aux alentours. Personne. Je m'agenouille pour prendre le pouls de ma cible ; rien à signaler, il va bien. Bon, je dois me dépêcher avant qu'il ne se réveille. Je prends mon bracelet temporel, tape le code retour, et disparais dans un crépitement.

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Nouvelle idée

    Nouvelle idée. Une nouvelle cette fois-ci, j'espère ; j'ai toujours du mal à savoir combien de pages ça va me prendre. L'histoire est simple, et même pas originale. Mais bon, on ne commande pas son imagination !!
    Je vous laisse lire le petit extrait que j'ai écrit. Dites moi ce que vous en penser !!

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23 avril 2006

Ecrire à nouveau

    Depuis que j'ai commencé ce blog, je me suis remis à écrire. J'ai été pris d'une véritable "boulimie" d'écriture !! Plein d'idées volaient dans ma tête. La plupart n'ont durer que quelques lignes, d'autres plusieurs pages. Je ne comprend pas trop comment ça fonctionne : parfois, on a l'impression d'écrire des trucs nuls, sans intérêt, et pourtant on continue, et on en écrit des pages. Alors que pour certaines, on se dit "Waaah, tu viens d'avoir une super idée !" ... et on ne va pas plus loin.
    Bien sûr, l'écriture est un travail de longue haleine. Il y a la structure, le synopsis de l'histoire: on fait une première ébauche de la nouvelle ou du roman, on décrit les personnages principaux... Après, on commence à écrire. Là, ça dépend des gens: certains veulent rédiger leur roman de A à Z, du début à la fin. Je pense sincèrement que c'est le plus dur: il faut voir bien à l'avance les tenants et les rebondissements du récit, ce qui est difficile pour un roman assez long.
    Pour ma part, je préfère écrire tout d'abord les passages qui me trotent dans la tête depuis quelque temps ; mais qu'importe l'ordre chronologique: on commence à créer l'atmosphère du roman.

    Après ces quelques extraits, je bloque toujours. Je ne sais plus où aller. C'est là, je pense, qu'on trouve le véritable écrivain: c'est celui qui continue. J'essaie, j'essaie encore, mais j'ai du mal. Après tout, je ne pense pas être le futur Hugo du XXIe siècle !!! Enfin, sait-on jamais...

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21 avril 2006

Suite et fin

  Et voilà !! Avec cette troisième partie s'achève "Imagine". Enfin, pour l'instant. Mais je ne crois pas avoir vraiment envie de reprendre ce texte. En fait, il faudrait le réécrire du début ! Mais bon, il fallait bien commencer par quelque chose...

  Je prépare quelques autres "chefs-d'oeuvre" pour très bientôt !!

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Imagine - suite (2)

III

  Les deux hordes de guerriers se faisaient maintenant face, prêtes toutes les deux à un combat acharné d’où seul les meilleurs et les plus endurants allaient en sortir vivants. Cette lutte s’en merci allait de nouveau reprendre entre les Forces du Bien et celles du Mal, une lutte éternelle où ceux qui se croient assez pur de corps et d’esprit prennent les armes pour le soi-disant Bien, alors que d’autres, leur volonté de se montrer supérieur -et surtout de le devenir-  était plus fort ou tout du moins ressortait crû, s’apprêtaient à guerroyer pour le Mal.
  Les premières lignes étaient composées de soldats, de barbares armés de lances, d’épées et de boucliers, revêtus de lourdes cottes de mailles ternies par un usage trop fréquent, de la rouille apparaissait même à certains endroits. Leurs têtes étaient coiffées d’un lourd casque d’acier, un morceau de tissu recouvert d’anneaux de fer entrelacés les protégeant des coups portés à la nuque. Sur les flancs de ces bataillons de fantassins, de grands groupes de cavaliers se tenaient prêt à se jeter dans l’horreur sanguinaire du combat. Ils étaient pour la plupart les hommes les plus courageux, les plus coriaces, ceux qui après maintes et maintes batailles s’étaient vus adoubés par leur Seigneur, faisant ainsi de simples soldats des géants avides de chair et de sang, recouverts d’armures complètes faites de métal solide et reluisant, montés sur d’immenses destriers eux aussi recouvert d’acier ; ils dominaient le champ de bataille par leur hauteur mais aussi, et surtout, par leur ardeur et leur férocité.
  Les visages de tous ces soldats étaient marqués par une haine des plus farouches envers leurs ennemis, leur regard luisant se posant sur les yeux baignés de flammes d’une férocité bestiale de ceux d’en face ; chacun était, au premier ordre, prêt à se jeter sur l’ennemi, relâchant à travers chaque coup toute leur férocité restée enfermée pendant longtemps, se transformant alors en des bêtes assoiffés de sang, sans plus rien ne permettant de les rattacher à cette image d’une race animale intelligente, capable de penser et de raisonner: ils retournaient ainsi à la place qu’était la leur et qu’ils n’auraient jamais dû quitter.
  Les deux armées, celle du Bien d’un côté et celle du Mal de l’autre, étaient presque à l’identique. L’armée du Bien paraissait plus lumineuse que son opposée ; les armures de ses soldats étaient polies, lustrées et des liserais de blanc et d’argent ornaient les armes et les armures. Sur les boucliers et les plastrons était dessiné un grand aigle bicéphale d’un blanc de nacre, avec des yeux rougeoyants. Les hommes du Mal étaient noirs, leurs visages coupés d’un rictus de haine et de nombreuses cicatrices recouvraient leur corps. Ils brandissaient des icônes blasphématoires et sur leurs habits était gravé un long dragon noir à l’air menaçant.   

  Dominant son armée de toute la hauteur de sa sombre monture, le Sombre Roi jetait quelques regards hautains et orgueilleux sur ses serviteurs. Il fixait surtout de sa vue perçante et de son esprit démoniaque l’armée ennemie ; elle n’était rien de plus pour lui qu’une embûche supplémentaire sur le chemin du Pouvoir Suprême et de la gloire. Bien entendu, nombres de ses hommes mourraient pour leur Sombre Maître mais cela ne ferait qu’intensifier son plaisir que voir ses noirs esclaves mourir pour Lui, croyant que leurs sacrifices seraient dûment récompensés dans une autre vie... Non, vraiment, une ou même des centaines de morts ne le touchaient aucunement. Après tout, ils étaient nés et formés pour cela, pour mourir, n’est-ce pas? La destinée de l’homme n’est-elle pas de mourir? Alors, qu’ils meurent d’une façon ou d’une autre... L’important était sa victoire et son avènement, juste cela...    
- O Maître Tout Puissant, Tes fidèles troupes sont prêtes à te rendre leur dernier acte; pour Ton bon plaisir Maître, rein que pour Ton bon plaisir...
  La tête casquée de noire se retourna vers l’homme qui venait de parler. Mais était-ce vraiment un homme? Son dos était voûté, sa colonne vertébrale formant une crête visible à travers ses vêtements, qui moulaient son corps hideux et amorphe; sa tête était surmontée de quelques cheveux d’un noir de jais, tout comme ses habits rapiécés et usagés par des décennies de service maléfique; ses yeux étaient sombres comme son âme, enfoncés dans leurs orbites et surmontés de sourcils épais et broussailleux, eux aussi noirs. Ses paupières ne portaient pas de cils et recouvraient à peine ses yeux où, tout au fond, luisait constamment la flamme de la ruse et de la malignité; constamment, au fond de ses yeux, on pouvait voir le plus profond de son être maléfique, et tous ses projets qui l’amèneraient lui aussi à la domination.
  Sa bouche formait un rictus diabolique et qui faisait frémir toute chose posant sur lui ne serait-ce qu’un regard. Sa peau était verdâtre, parsemée de pustules horribles qui en éclatant rejetaient un liquide visqueux. Tout son corps faisait rejaillir l’horreur.    
- Nous allons bientôt lancer l’attaque, parla le Maître de sa voie caverneuse. Sombre Coeur, dit aux chefs qu’ils n’attaqueront qu’à mon signal. L’aile droite attaquera en première et les acculera contre les rochers et le fleuve. Le reste de l’armée suivra dans un mouvement tournant. Aucuns d’entre eux ne devra s’échapper... Tu connais ma punition en cas d’échec, Sombre Coeur. Va donner mes ordres et tiens les hommes prêts.
  D’un sifflement sec, Sombre Coeur fit tourner son cheval et il disparut dans la masse des guerriers.

 

Duncan se rappela le discours magistral que le Maréchal avait débité avec une foi sans pareil. Le coeur des hommes avait besoin de retrouver confiance et foi en leur chef, et Hector le leur avait redonné. Son charisme les avait envoûtés  et ils étaient à nouveau prêts à se battre, « pour le Roi et pour le Bien! ». Mais Duncan n’avait pas été dupé: il savait parfaitement que le combat allait se solder par une défaite, les soldats, épuisés par un long voyage aux confins de la Dernière Marche sur la Grande Ile, ne pourraient tenir longtemps. Malgré leur rage et leur courage, les hommes ne résisteraient pas à la férocité sanguinaire des guerriers du Malin. Le discours avait été suivi par une longue fête où les soldats avaient pu se libérer de cette peur ancestrale, cette peur qui remontait à des temps immémoriaux, jusqu’aux premiers pas de la vie et qui avait créée tous les systèmes de classe : la mort. Cette peur de mourir, pour un être vivant, était légitime mais avait influencé toutes civilisations par cette échéance inéluctable. Ainsi, on avait créé pour se rassurer d’une continuité après la mort un endroit, un monde paradisiaque où le décédé continuait à vivre sans souci d’aucunes sortes, se délectant de moults plaisirs. Cette endroit porte un nom: le Paradis.

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20 avril 2006

Relecture

  En relisant Imagine, j'ai trouvé mon "style" assez prétentieux et pompeux. Je me suis bien marré: qu'est-ce que j'ai pu être naïf !! Surtout au vu du face à face "Bien Lumineux contre Mal sombre". Un peu caricatural, non ? Mais je pense avoir changé dans ma manière d'écrire.

  En fait, j'ai souvent remarqué qu'on avait plutôt tendance (moi en tt cas) à écrire de la même manière de l'auteur que l'on vient de lire... ou presque ! Là, je pense que je venais d'achever Le Seigneur des Anneaux de Tolkien ; je crois même me souvenir que j'avais consciemment voulu l'imiter dans ses grandes descriptions de paysage.
  Mais je ne suis pas Tolkien. Et de toute façon, je préfère maintenant un style plus vif, clair, concis. J'évite ces grandes phrases quasi incompréhensibles.
  Enfin, ça dépend des goûts !!

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Imagine: suite (1)

II

  Un gigantesque oiseau zébra le ciel, ses deux ailes immenses le propulsant rapidement dans les cieux, battant avec vigueur, et même violence, l’air si pur. Son corps était allongé, presque serpentin, se terminait d’un côté par une longue queue musculeuse et de l’autre une longue tête ovale, et paraissait malgré sa finesse particulièrement robuste ; on pouvait même voir ses muscles travailler sous sa peau tendue. Ses plumes étaient dures comme de l’acier et étaient d’un bleu clair et pâle d’une beauté à couper le souffle. Elles étaient  serrées les unes sur les autres, et de loin pouvaient fort ressembler à des écailles de quelque énorme poisson. Les ailes avaient une envergure qui devait faire au moins deux fois la longueur du corps et, lorqu’elles se repliaient, devaient recouvrir la bête entièrement. Le bleu des plumes, identique à celui du corps, s’éclaircissait de plus en plus vers les extrémités, allant même à l’extrême pointe au blanc pur, et formait ainsi un dégradé du plus bel effet. La tête d’un blanc de nacre portait sur le dessus un symbole rouge et encerclé par une fine ligne noire -qui ressemblait étrangement à l’oméga grec,  -, et se terminait par un épais bec orange assez aiguisé pour couper la tête d’un humain d’un claquement, et pointu qui plus est. Sa queue se terminait par une pointe de métal aiguisée, en forme de pointe. Cette bête, pourtant si majestueuse, était faite pour se battre.

  La guerre. Cette invention est celle qui révèle le plus profond de l’Humanité. Les hommes y développent des aptitudes particulièrement étonnantes, et ils apprennent très vite la guerre. D’abord haine, puis dispute, puis combat singulier, la guerre est la conclusion d’une longue suite d’émotions que l’on peut appeler antipathie.
  La guerre est le révélateur de l’Homme et de son esprit de supériorité, d’orgueil, de compétition. Tout cela entraîne une volonté de la part des hommes de rivaliser continuellement avec ses pairs, tentant toujours d’être le sommet de la hiérarchie sociale ou du moins d’être quelqu’un de respecté, même si pour gagner ce respect, il utilise des moyens douteux et peu recommandables. Cet esprit de compétition serait une excellente façon de faire progresser la race humaine, mais le bémol est là et bien là: sa violence. L’Homme, dès les premiers instants de l’espèce intelligente nommée Homo Sapiens, a organisé une échelle des valeurs dont les plus importantes étaient la force musculaire au lieu de la force de l’esprit, la férocité à la place de la ruse, la méchanceté à la place de la sagesse. Ainsi était fait l’Homme, ainsi est fait l’Homme, ainsi sera l’Homme.

  Sur le dos de la monstrueuse bête se trouvait juché un homme grand et solide, portant une armure faite de plaques d’acier trempé accrochées les unes aux autres pour ne point laisser un morceau de chair vulnérable visible se faire couper par la lame d’un quelconque ennemi. Recouvrant entièrement sa tête, un heaume, fait d’une pièce du même métal que l’armure, surmontait le corps de l’homme. Il était magnifiquement ciselé, et les reliefs s’étaient vues recouvrir d’or fin qui répandait la lumière du soleil avec une violence qui éblouissait celui qui s’approchait trop de son porteur, le laissant désarmé face au coup mortel. Au sommet du casque, un grand et long plumier rouge sang se dressait vers le ciel, l’extrémité se recourbant vers l’arrière comme une parodie de l’orgueil humain.
  Le guerrier tenait dans le gantelet de sa main droite une longue lance faite de bois de sapin ou de chêne, son autre main tenant fermement les rênes de la monture bestiale. Une épée au pommeau ciselé encore plus finement que le couvre-chef pendait dans un fourreau majestueux décoré de pierres précieuses et d’autres bijoux resplendissant. Son bras senestre portait un bouclier rond et légèrement bombé, avec en son centre une obole en acier, sur lequel était dessiné un griffon, animal mystique, de couleur noir sur un fond rouge foncé. Le même emblème était représenté sur l’armure, mais avec infiniment plus de détails et des yeux de saphirs.
  Le guerrier pencha la tête pour regarder le sol. En contrebas, il y avait maintenant deux champs de blé qui recouvraient la terre d’un tapis noir qui ne cessait de se mouvoir, comme sous l’effet du vent. L’homme fit descendre sa monture. La visibilité se fit de plus en plus net ; on commençait à distinguer les reflets de pic en métal qui brillaient sous le soleil de plomb. On pouvait maintenant voir les rangs serrés des épis parfaitement alignés, comme à une parade militaire, et même des sortes de monticules qui dominaient le reste de cette marée meurtrière. Cette particularité n’était pas si étonnante, ce n’est rien de plus qu’un de ces regroupements de guerriers tout en armes, que les hommes, dans leur vanité à vouloir donner un nom à toute chose, avaient baptisé armée. 

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19 avril 2006

Histoire de "Imagine"

  "Imagine" a été ma toute première véritable tentative d'écrire un roman. Je l'ai mise ici telle que je l'ai retrouvé dans mes documents ; je n'ai fait aucune retouche, même au moment de l'écriture. C'était la première fois que j'enchaînait autant de mots ! J'étais comme pris dans une rage d'écrire.

  Comme c'est marqué, ce n'est que la première partie. Je préfère éditer ce début de roman (inachevé) par morceaux, en suivant la découpe initiale.

  J'espère que tu me dira ce que tu en pense, lecteur, pour que je l'améliore !

  Bonne lecture.

Posté par Lepsychon à 12:55 - Journal - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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