Journal d'un Pseudo-écrivain

Voilà ! Un grand pas de fait: j'écris !!

20 avril 2006

Relecture

  En relisant Imagine, j'ai trouvé mon "style" assez prétentieux et pompeux. Je me suis bien marré: qu'est-ce que j'ai pu être naïf !! Surtout au vu du face à face "Bien Lumineux contre Mal sombre". Un peu caricatural, non ? Mais je pense avoir changé dans ma manière d'écrire.

  En fait, j'ai souvent remarqué qu'on avait plutôt tendance (moi en tt cas) à écrire de la même manière de l'auteur que l'on vient de lire... ou presque ! Là, je pense que je venais d'achever Le Seigneur des Anneaux de Tolkien ; je crois même me souvenir que j'avais consciemment voulu l'imiter dans ses grandes descriptions de paysage.
  Mais je ne suis pas Tolkien. Et de toute façon, je préfère maintenant un style plus vif, clair, concis. J'évite ces grandes phrases quasi incompréhensibles.
  Enfin, ça dépend des goûts !!

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Imagine: suite (1)

II

  Un gigantesque oiseau zébra le ciel, ses deux ailes immenses le propulsant rapidement dans les cieux, battant avec vigueur, et même violence, l’air si pur. Son corps était allongé, presque serpentin, se terminait d’un côté par une longue queue musculeuse et de l’autre une longue tête ovale, et paraissait malgré sa finesse particulièrement robuste ; on pouvait même voir ses muscles travailler sous sa peau tendue. Ses plumes étaient dures comme de l’acier et étaient d’un bleu clair et pâle d’une beauté à couper le souffle. Elles étaient  serrées les unes sur les autres, et de loin pouvaient fort ressembler à des écailles de quelque énorme poisson. Les ailes avaient une envergure qui devait faire au moins deux fois la longueur du corps et, lorqu’elles se repliaient, devaient recouvrir la bête entièrement. Le bleu des plumes, identique à celui du corps, s’éclaircissait de plus en plus vers les extrémités, allant même à l’extrême pointe au blanc pur, et formait ainsi un dégradé du plus bel effet. La tête d’un blanc de nacre portait sur le dessus un symbole rouge et encerclé par une fine ligne noire -qui ressemblait étrangement à l’oméga grec,  -, et se terminait par un épais bec orange assez aiguisé pour couper la tête d’un humain d’un claquement, et pointu qui plus est. Sa queue se terminait par une pointe de métal aiguisée, en forme de pointe. Cette bête, pourtant si majestueuse, était faite pour se battre.

  La guerre. Cette invention est celle qui révèle le plus profond de l’Humanité. Les hommes y développent des aptitudes particulièrement étonnantes, et ils apprennent très vite la guerre. D’abord haine, puis dispute, puis combat singulier, la guerre est la conclusion d’une longue suite d’émotions que l’on peut appeler antipathie.
  La guerre est le révélateur de l’Homme et de son esprit de supériorité, d’orgueil, de compétition. Tout cela entraîne une volonté de la part des hommes de rivaliser continuellement avec ses pairs, tentant toujours d’être le sommet de la hiérarchie sociale ou du moins d’être quelqu’un de respecté, même si pour gagner ce respect, il utilise des moyens douteux et peu recommandables. Cet esprit de compétition serait une excellente façon de faire progresser la race humaine, mais le bémol est là et bien là: sa violence. L’Homme, dès les premiers instants de l’espèce intelligente nommée Homo Sapiens, a organisé une échelle des valeurs dont les plus importantes étaient la force musculaire au lieu de la force de l’esprit, la férocité à la place de la ruse, la méchanceté à la place de la sagesse. Ainsi était fait l’Homme, ainsi est fait l’Homme, ainsi sera l’Homme.

  Sur le dos de la monstrueuse bête se trouvait juché un homme grand et solide, portant une armure faite de plaques d’acier trempé accrochées les unes aux autres pour ne point laisser un morceau de chair vulnérable visible se faire couper par la lame d’un quelconque ennemi. Recouvrant entièrement sa tête, un heaume, fait d’une pièce du même métal que l’armure, surmontait le corps de l’homme. Il était magnifiquement ciselé, et les reliefs s’étaient vues recouvrir d’or fin qui répandait la lumière du soleil avec une violence qui éblouissait celui qui s’approchait trop de son porteur, le laissant désarmé face au coup mortel. Au sommet du casque, un grand et long plumier rouge sang se dressait vers le ciel, l’extrémité se recourbant vers l’arrière comme une parodie de l’orgueil humain.
  Le guerrier tenait dans le gantelet de sa main droite une longue lance faite de bois de sapin ou de chêne, son autre main tenant fermement les rênes de la monture bestiale. Une épée au pommeau ciselé encore plus finement que le couvre-chef pendait dans un fourreau majestueux décoré de pierres précieuses et d’autres bijoux resplendissant. Son bras senestre portait un bouclier rond et légèrement bombé, avec en son centre une obole en acier, sur lequel était dessiné un griffon, animal mystique, de couleur noir sur un fond rouge foncé. Le même emblème était représenté sur l’armure, mais avec infiniment plus de détails et des yeux de saphirs.
  Le guerrier pencha la tête pour regarder le sol. En contrebas, il y avait maintenant deux champs de blé qui recouvraient la terre d’un tapis noir qui ne cessait de se mouvoir, comme sous l’effet du vent. L’homme fit descendre sa monture. La visibilité se fit de plus en plus net ; on commençait à distinguer les reflets de pic en métal qui brillaient sous le soleil de plomb. On pouvait maintenant voir les rangs serrés des épis parfaitement alignés, comme à une parade militaire, et même des sortes de monticules qui dominaient le reste de cette marée meurtrière. Cette particularité n’était pas si étonnante, ce n’est rien de plus qu’un de ces regroupements de guerriers tout en armes, que les hommes, dans leur vanité à vouloir donner un nom à toute chose, avaient baptisé armée. 

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19 avril 2006

Histoire de "Imagine"

  "Imagine" a été ma toute première véritable tentative d'écrire un roman. Je l'ai mise ici telle que je l'ai retrouvé dans mes documents ; je n'ai fait aucune retouche, même au moment de l'écriture. C'était la première fois que j'enchaînait autant de mots ! J'étais comme pris dans une rage d'écrire.

  Comme c'est marqué, ce n'est que la première partie. Je préfère éditer ce début de roman (inachevé) par morceaux, en suivant la découpe initiale.

  J'espère que tu me dira ce que tu en pense, lecteur, pour que je l'améliore !

  Bonne lecture.

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Imagine

I


  Un long morceau de terre semblait flotter dans les cieux immatériels, au-dessus de nuages à la blancheur éclatante. Une fine brume enveloppait cette île posée sur un océan d’atmosphère. En s’approchant, la brume se dissipait soudain pour laisser entrevoir les sommets enneigés de hautes montagnes se dresser vers cet astre de feu aveuglant qui répandait une brillante lueur, essayant de monter plus haut que son voisin, tel des géants élevant leurs crinières avec un orgueil digne d’un humain ; leurs  pieds se jetaient dans le vide en de gigantesques falaises de craie blanche qui reflétaient les rayons du soleil, formant une couronne resplendissante encerclant la chevelure rocheuse d’une tête invisible. Un torrent bruyant et rapide jaillissait de la masse rocailleuse, résultante de la fonte des neiges éternelles des aiguillons sous la chaleur. L’eau glacée bondissait de roc en roc, continuait son chemin en grondant, puis se fracassait en des milliers de gouttes d’eau, tel les crêtes d’un animal marin qui se glissait sur le lit pierreux du flot tonitruant. Soudain, le sol s’ouvrait en un trou béant où l’eau s’engouffrait avec tout autant de vigueur qu’au reste du chemin, formant ainsi une cascade magnifique qui venait s’écraser après une chute vertigineuse en contrebas de ce mur de granit. Le torrent si impétueux se transformait en une large rivière calme, douce, paisible. L’eau chantait une de ces douces mélodies dont la Nature radieuse a seul le secret, son doux chant se mêlant avec la vibrante mélopée d’oiseaux aux couleurs vives et colorées, les pourpres et les bleus se mêlant avec l’eau claire turquoise et le vert du feuillage touffu des arbres qui longeaient le cours de la rivière, formant une haie d’honneur pour ce long et lent défilé d’eau. Après un très long parcours, celui-ci se jetait dans un immense lac qui ne semblait jamais déborder.
  Le lac, cette incommensurable étendue d’eau douce et pure, avait l’air d’un gigantesque plateau d’argent sous l’éclat fabuleux de la lumière solaire. Par endroits, sur l’onde calme et tranquille, des étendues de nénuphars formaient de petites éclaboussures vertes qui ternissaient quelque peu l’éclat majestueux que le lac réfléchissait.  Sur ses rives bleus-turquoises, un sable fin et doux au toucher formait une auréole beige tout autour de lui. En s’éloignant, le sable était remplacé peu à peu par une herbe d’un vert foncé qui jetait un violent contraste avec la douceur et la clarté de l’eau ; elle semblait bien abreuvée, ses racines étaient solidement accrochées au sol, et l’on devait si prendre à plusieurs pour en arracher ne fusse qu’un plan. Son enveloppe externe était rêche et ses bords coupants lacéraient les pieds trop aventureux. Cette plante sauvage se coupait du reste de la flore par son extrême hostilité, en se rapprochant, on pouvait croire que le vent entre ses feuilles faisait comme un long mugissement empli de haine. Dame Nature en avait sûrement fait là le gardien du si beau lac.
  En continuant à s’éloigner de ce dernier, l’herbe mauvaise était remplacée petit à petit par un sublime et merveilleux gazon vert, tendre et légèrement humide sous la main. Il s’étendait à perte de vue, recouvrant le reste de l’île d’un manteau de fourrure verdâtre.

 

Cette île majestueuse avait donc tout l’air d’un paradis humain, presque volontairement façonnée à son image. Mais elle de paradis que le nom, car la plus horrible des inventions de l’homme, et pourtant une des premières, ravageait cette terre des dieux : la guerre.

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18 avril 2006

Futur proche

  Je viens de relire mon blog, et je me suis aperçu que je n'avais rien écrit véritablement, alors que c'était mon but premier !! Non pas que je n'ai rien en réserve, mais, pris dans dans ma "folie de critique littéraire", je n'y ai plus pensé.

  Je prépare donc quelques extraits à te mettre sous la dent, et je les met en ligne dès que j'ai un peu de temps. ( Ces les vacances, quoi !!) Mais je vous promet que ce sera pour bientôt.

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16 avril 2006

Genres littéraires

    Je n'aime pas ce terme : "genre littéraire". Comme si, avant d'écrire, chacun pensait "tiens, je vais faire de la Science-Fiction" ou "Aujourd'hui, c'est décidé, je fais un policier" ! Au commencement, je crois surtout qu'on écrit ce que l'on a envie d'écrire ; on a une idée, vague ou précise (peu importe), et en écrivant, on la met en forme, on la fait grandir, on l'embellit. En regardant la place du petit village de mon enfance, je peux avoir l'envie de raconter une petite histoire simple et poétique, ou me servir de cette même place pour écrire un thriller sanglant.

    Mais je ne pense pas au genre. Le genre vient après. On a finit d'écrire (enfin !), on pose son stylo, et on admire (ou non) son ouvrage. Et là, on se dit que, "oui, c'est de la SF", ou "non, finalement, ce n'est pas un policier". Finalement, le genre importe peu: on aime ou pas l'histoire, un point c'est tout.

    Bien sûr, je ne peux pas nier être influencer par touts la SF et la Fantasy que j'ai lu. Il est vrai que ce que j'écris s'apparente énormément à la Science-Fiction ou au Fantastique. Mais derrière ce terme de "genre littéraire", j'ai eu souvent l'ipression que ce cache une hiérarchisation de la littérature. Le constat est flagrant: a-t-on déjà vu une oeuvre de Science-Fiction recevoir le Prix Nobel ? Qui a déjà étudier, en cours de français, le formidable Dune de Frank Herbert, monument de la littérature à mon avis ?

    Non, jamais !! On le voit bien, les genres ne sont là que pour ordonner, du meilleur au pire, les oeuvres. Et c'est ça qui me révolte. Je ne vois pas ce que le style de Dan Simmons (fameux auteur de SF, contemporain) aurait à se reprocher face au style de Capote ou d'un autre.

    C'est pourquoi un de mes objectifs, quand j'écris, c'est de vouloir casser ces barrières, et de montrer à tous que ces genres délaissés que sont la Science-Fiction ou le Fantastique valent autant les grands romans honorés par l'intellegentsia.

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Structure

Je me suis enfin décidé: je vais séparer le journal lui même ( celui que vous lisez maintenant), de mes nouvelles et autres "oeuvres" de ma création (hum !). Je sais pas trop ce que ça va donner du point de vue visuel et forme (je ne maîtrise pas encore toutes les possibilités du blog), mais j'espère que j'arriverais à faire quelque chose de clair et d'agréable. Surtout, si tu as des idées et des conseils, cher lecteur, fais m'en part !!

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14 avril 2006

Ecrire

En soi, écrire n'est pas compliqué, ou impossible. Un stylo ( ou un critérium pour les as des modifications !), et une feuille de papier, vierge si possible, et le tour est joué !!

Mais quand, assis sur ton fauteuil, devant ton bureau, éclairé par ta lampe, tu te lances, c'est le trou. Le grand vide qui engloutit tout: ce que tu voulais écrire, ce que tu voulais faire ressentir à cette page, faute d'être lue. Tout disparait de ta conscience.

Et pourtant, tu sens ton monde se battre, s'agiter, vivre vraiment au fond de toi. Mais rien ne sors. Rien.

Cette sensation d'impossibilité, je l'ai ressentie, et je la ressens toujours, à chaque fois que, la plume à la main, je me lançais dans l'écriture du futur chef-d'oeuvre de ce siècle ( je sais c'est orgueilleux et vaniteux, mais qui ne l'est pas ? ). Pendant longtemps ( de 13 à 16 ans environ ), la même chose s'est passée à chaque fois. Je n'arrivais pas à coucher sur le papier mes histoires.

Ma seule chance est d'avoir persévérée. Je n'en pouvais plus de sentir ces mondes, ces imaginaires qui bouillaient en moi, qui valsaient sans pouvoir sortit de la salle de répétition. La "Première" ne venait pas.

Jusqu'au jour où... déclic !! Peut-être ce jour ai-je persévéré plus que d'habitude. Peut-être que ce jour là, ma volonté était plus forte, ma plume plus acérée ( assurée ?? ). Ou encore, TOUT était fait pour que j'écrive ce jour. Mais attention: je ne parle pas "d'intervention divine", ou autre !! Je crois juste, après mes quelques années d'expérience et mes centaines de pages qui moississent dans un placard, que l'écriture est l'aboutissement d'un tout. Ou plutôt non: elle EST un tout ! Ta forme, ta matinée d'école ou de vacances, ton bien-être, ta confiance en toi, cultivée après une enfance un peu renfermée, ta chambre où tu écris, la musique que tu écoutes, le livre que tu viens de lire et qui te laisse rêveur, la couleur du soleil... Tout. Ce tout devient écriture.

Et ce tout, je le cherche toujours. Il est ma muse.

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Bonjour !!

Et voilà ! C'est fait !

J'ai hésité longtemps, mais je me suis finalement lancé dans la création d'un blog, MON blog. L'idée est simple: j'ai une passion, une passion double même, c'est l'écriture, et la lecture bien sûr.

Tout vient de là: à force de lire, lire encore et encore, je n'en pouvais plus. Le monde; les mondes imaginaires et imagés qui gravitaient dans ma tête, je voulais enfin les coucher sur le papier, les faire vivre.

Mais voilà: rien n'est plus difficile que ce que l'on souhaite du fond du coeur. J'en ai pourtant rempli des pages de cahier, vierges, belles, qui se sont transformées en histoires fantastiques, en guerres, en amour. Pourtant, malgré cette fanatique impulsion, je n'arrivais pas à finir le commencement. Dans mes vieux tiroirs s'empoussièrent des dizaines d'épopées incroyables, et qui malheureusemnt ne durent qu'une page ou deux.

Et c'est là où ce blog entre jeu. Mon ego démseuré me soufflait à chaque instant que j'étais le futur Grand de la littérature. Mais on ne devient grand qu'après avoir subi l'épreuve du public.

Alors voilà ! Lecteur, voici ta mission: lire ce que je te  dirais de lire, critiquer ce je dirais de critiquer. Mais surtout, je te demande d'être sincère, et honnête. Je n'ai pas peur, afflige moi de tes remarques, et j'en tirerais, j'espère,les conséquences.

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