<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Journal d&apos;un Pseudo-&#xe9;crivain</title><link>http://lepsychon.canalblog.com/</link><description>Voil&#xe0; ! Un grand pas de fait: j&apos;&#xe9;cris !!</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 14 Nov 2009 13:57:07 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Remonte-temps 3</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/07/1832737.html</link><category>Ecriture</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/07/1832737.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1832737/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/07/1832737.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour tout vous dire, je ne suis pas n&apos;importe qui ici. Je suis m&#xea;me LE super agent temporel (sans me vanter, bien s&#xfb;r !). Je suis l&apos;Agent Sp&#xe9;cial Temporel Valence Martin ! Oui oui ! C&apos;est moi.
Hein ? Ca ne vous dit rien ? Saint-P&#xe9;tersbourg 1713 ? Paris 1491 ? Ca ne vous rappelle vraiment rien ? Washington 2032 ? Toujours pas ?
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Mais au moins, vous savez ce qu&apos;est le Service Temporel ? Non plus ??? Enfin bon. C&apos;est pas grave, hein. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour faire bref, court, concis et pr&#xe9;cis, le Service Temporel des Nations Unies Galactiques est charg&#xe9; de veiller &#xe0; la bonne marche du Pass&#xe9;. Nos services &#xe9;tudient la trame du Temps et, &#xe0; la moindre anicroche, les Agents Temporels (moi par exemple) interviennent pour r&#xe9;tablir l&apos;ordre chronologique. Tout &#xe7;a gr&#xe2;ce au M&#xe9;tachronoscaphe, d&#xe9;velopp&#xe9; &#xe0; partir de la th&#xe9;orie incroyable de Ygell Taurs. En fait, le M&#xe9;tachronoscaphe utilise la trame spatiotemporelle et ses m&#xe9;taondes quantiques pour... heu... hum, je m&apos;&#xe9;gare, l&#xe0;. Bon, en bref, des gars comme moi &#xe9;vitons que, dans notre cher Pass&#xe9;, apparaissent de nouveaux tyrans, ou des scientifiques compl&#xe8;tement cingl&#xe9;s qui veulent faire sauter la Terre ou le Soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je restais plant&#xe9; devant la lourde porte bordeaux, les yeux fix&#xe9;s sur ces mots: Commandeur Thorn. LE commandeur Thorn. Le h&#xe9;ros de milliers de missions, &lt;em&gt;mon &lt;/em&gt;h&#xe9;ros d&apos;enfance &#xe9;tait devenu mon patron. Ici, au Service, c&apos;&#xe9;tait vraiment une l&#xe9;gende, et surtout une l&#xe9;gende vivante (assez rare ma foi), rescap&#xe9; des premiers temps exp&#xe9;rimentaux du chronoscaphe. M&#xea;me moi je n&apos;avais pas une telle notori&#xe9;t&#xe9;, pour vous dire !!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je frappais trois coups brefs. Une voix t&#xe9;nue par l&apos;&#xe9;paisseur du bois me dit d&apos;entrer. La porte glisse sans un bruit, et j&apos;entre dans le vaste bureau, bard&#xe9; d&apos;&#xe9;crans tridi et d&apos;autres gadgets ultra sophistiqu&#xe9;s. Au centre, un gros bureau noir de jais. Et derri&#xe8;re le bureau tr&#xf4;ne un gros bonhomme &#xe0; moiti&#xe9; chauve, avec l&apos;oeil droit qui louche. Ce vieux bonhomme tout rabougri dans son fauteuil trop grand pour lui, c&apos;est le Commandeur Thorn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; - Agent Martin, vous devez partir sauvez le Monde.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 07 May 2006 14:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>Remonte-temps 2</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/05/1821012.html</link><category>Ecriture</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/05/1821012.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1821012/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/05/1821012.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Oouuuhh !!! Quel mal de tronche ! M&#xea;me apr&#xe8;s plus de 200 missions temporelles, je ne me suis toujours pas habitu&#xe9; &#xe0; ce foutu mal de cr&#xe2;ne. J&apos;ai l&apos;impression qu&apos;une dizaine de marteaux-piqueurs ont form&#xe9; un groupe de hard rock dans ma caboche !!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je suis allong&#xe9;, nu comme un ver, sur un vieux fauteuil. J&apos;ouvre les yeux, mais la lumi&#xe8;re crue m&apos;arrche un cri. Bordel !! Je m&apos;y ferais donc jamais ?!&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je cligne des yeux, des cercles lumineux dansent autour de moi. Je me d&#xe9;cide &#xe0; activer le filtre lumineux de ma corn&#xe9;e nanomodifi&#xe9;e, et je m&apos;injecte une bonne dose d&apos;aspirine. Ca devrait m&apos;aider &#xe0; tenir le coup. Je tente de me lever, mais une main douce mais ferme me repousse dans le fauteuil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Attendez encore un moment, Agent Martin. Vous devez rester alonger encore un instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; La voix d&#xe9;licieusement chaude de l&apos;infirmi&#xe8;re me fait l&apos;effet d&apos;une ultramorphine. Les missions temporelles ont aussi leur bon c&#xf4;t&#xe9; !! Je me rallonge donc, le sourire aux l&#xe8;vres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Apr&#xe8;s quelques minutes de relaxation, je rev&#xea;t mon uniforme. Je jette un coup d&apos;oeil sur la salle. Dres dizaines d&apos;appareils plus biscornus les uns que les autres prennent presque toute la place. Je n&apos;ai jamais compris comment un tel fourbi pouvait m&apos;envoyer dans n&apos;importe quelle &#xe9;poque, pass&#xe9;e ou avenir ! Mais bon, tant que &#xe7;a marche...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; La douce voix de l&apos;infirmi&#xe8;re me tire de ma contemplation du fauteuil &#xe0; torture.&lt;br /&gt; - Le Commandeur vous demande &#xe0; son bureau, Agent Martin. Il vous attend.&lt;br /&gt; - Merci.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Qu&apos;est-ce qu&apos;il me veut, le Vieux ? Il ne peut pas attendre mon rapport, comme d&apos;habitude ? Enfin... J&apos;active la porte coulissante, et sors de la Salle de D&#xe9;part. tous d&apos;un gris m&#xe9;tallique affreusement ennuyant, plat, terne. Je prend une s&#xe9;rie de couloirs, tous d&apos;un gris m&#xe9;tallique affreusement ennuyant, plat et terne. Je croise plusieurs personnes du Service Temporel. Ils ont tous un air absent, mais, d&#xe8;s que je leur tourne le dos, je sens leur regard se poser sur moi. C&apos;est vrai que l&apos;uniforme d&apos;Agent temporel, c&apos;est pas n&apos;importe quoi !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; J&apos;arrive enfin devant la porte fatidique. Une grosse porte rouge mat, avec &#xe9;crit en blanc:&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bureau Des Missions Temporelles Sp&#xe9;ciales - Commandeur Thorn&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 05 May 2006 13:47:52 GMT</pubDate></item><item><title>Fin ?</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/02/1801098.html</link><category>Journal</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/02/1801098.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1801098/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/05/02/1801098.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Dernier message: 29 avril. Aaarrgh !! Moi qui voulait en poster un tous les jours ! Mais c&apos;est dur, tr&#xe8;s dur. Le(s) devoir(s) m&apos;appelle(nt), et me laisse(nt) peu de temps pour &#xe9;crire, m&#xea;me un petit message comme celui-ci. Mais je continue ! Co&#xfb;te que co&#xfb;te, je n&apos;abandonnerais jamais ce blog aux ronces et aux orties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Apr&#xe8;s les deux derniers &amp;quot;&#xe9;pisodes&amp;quot; d&#xe9;di&#xe9;s &#xe0; Antartica et &#xe0; sa naissance, je n&apos;ai pas &#xe9;norm&#xe9;ment avanc&#xe9; son &#xe9;criture. Je me rend compte de plus en plus que le temps joue beaucoup dans l&apos;&#xe9;criture d&apos;un roman. Et le temps, je n&apos;en ai pas beaucoup ! Mais je m&apos;accroche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; La phase &amp;quot;constructive&amp;quot; d&apos;un roman, tel que je le vois, ne se finit jamais. M&#xea;me au dernier chapitre, on a toujours besoin de pr&#xe9;cisions sur un lieu ou un personnage. En fait, au fur et &#xe0; mesure que j&apos;&#xe9;cris, je plonge plus profond&#xe9;ment dans l&apos;univers que je cr&#xe9;e. L&apos;&#xe9;crivain n&apos;est jamais ma&#xee;tre de son oeuvre ! L&apos;&#xe9;criture est v&#xe9;ritablement une exp&#xe9;dition vers une &lt;em&gt;Terra Incognita &lt;/em&gt;dont on repousse les limites &#xe0; chaque paragraphe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Mais peut-&#xea;tre (s&#xfb;rement !) n&apos;est-ce que mon petit point de vue de petit &#xe9;crivain en herbe. Peut-&#xea;tre que justement l&apos;&#xe9;crivain doit ma&#xee;triser cette &lt;em&gt;Terra Incognita. &lt;/em&gt;Peut-&#xea;tre que sans &#xe7;a, on ne peut pas finir une oeuvre. Je pense que c&apos;est ce qui m&apos;arrive. Je me perd souvent dans les d&#xe9;dales obscures de mes Univers. Passion et curiosit&#xe9; est un m&#xe9;lange dangereux s&apos;il n&apos;est pas ma&#xee;tris&#xe9;. Et pourtant, il me donne tant de force ! Tant de vie !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Peut-&#xea;tre aussi existe-t-il un juste milieu, o&#xf9; passion et travail aveugle s&apos;&#xe9;traignent pour former une alchimie supr&#xea;me. J&apos;essaie, j&apos;essayerai encore et toujours d&apos;approcher ce &lt;em&gt;Saint Graal. &lt;/em&gt;Mais &#xe0; quel prix l&apos;atteindrais-je ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 02 May 2006 07:33:51 GMT</pubDate></item><item><title>Suite.....</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/29/1786087.html</link><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/29/1786087.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1786087/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/29/1786087.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ce premier jet en main, j&apos;essaye de le retravailler. J&apos;essaye de retranscrire sur le papier toutes mes sensations et les images qui d&#xe9;filent l&#xe0;-haut. C&apos;est un exercice difficile, mais utile et qui me permet d&apos;avancer dans la r&#xe9;daction du roman.&lt;/p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;p&gt;Souvent, je r&#xe9;&#xe9;cris les premiers paragraphes rabougris en ma possession, je les enrichis. Je travaille le style et les descriptions, afin de rendre au mieux les paysages et l&apos;ambiance des lieux o&#xf9; se d&#xe9;roulent l&apos;action. Je travaille aussi les personnages et leurs caract&#xe8;res. Au d&#xe9;but, il y a toujours le personnage principal, et lui seul. Mon travail s&apos;en trouve facilit&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Au fur et &#xe0; mesure que j&apos;avance dans la r&#xe9;daction, de nouveaux fils, de nouveaux lieux et personnages apparaissent. Ils entrent presque d&apos;eux-m&#xea;mes dans le r&#xe9;cit. Je me d&#xe9;tache alors du r&#xe9;cit proprement dit, et je cr&#xe9;e le paratexte, c&apos;est-&#xe0;-dire tout ce qui m&apos;aidera &#xe0; &#xe9;crire: je fais de courtes biographies des personnages, je dessine aussi parfois (mais je suis un pi&#xe8;tre dessinateur !!), et surtout j&apos;&#xe9;cris l&apos;histoire des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Antartica est une &#xe9;norme plan&#xe8;te glaciaire. Elle est constitu&#xe9;e essentiellement de grandes bandes de terres gel&#xe9;es et au relief tr&#xe8;s accentu&#xe9;. Tout autour, d&apos;immenses oc&#xe9;ans de m&#xe9;thane liquide, o&#xf9; s&apos;est d&#xe9;velopp&#xe9;e une vie fascinante. L&apos;&#xe9;cosyst&#xe8;me incroyable de la plan&#xe8;te a attir&#xe9;e une grande communaut&#xe9; scientifique. Elle a cr&#xe9;&#xe9; deux grandes villes, sur chacun des deux grands continents &#xe9;quatoriaux, o&#xf9; le climat est moins rigoureux. Les colons ont mis en place une soci&#xe9;t&#xe9; plus ou moins d&#xe9;mocratique dont toutes les ressources sont utilis&#xe9;es en vue des recherches scientifiques. Toute l&apos;&#xe9;conomie y est d&#xe9;tourn&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ainsi, je cr&#xe9;e v&#xe9;ritablement le Monde o&#xf9; va se d&#xe9;rouler le roman. Au fur et &#xe0; mesure m&#xea;me, de nouvelles intrigues apparaissent gr&#xe2;ce aux diff&#xe9;rentes sp&#xe9;cificit&#xe9;s de ce Monde. L&#xe0;, le personnage principal, un jeune scientifique, embarque dans un &#xe9;norme v&#xe9;hicule qui emm&#xe8;ne une exp&#xe9;dition dans un des coins les plus recul&#xe9;s de la plan&#xe8;te. Ils y d&#xe9;couvriront de bizarres &#xe9;missions radio, et d&apos;&#xe9;tranges constructions... mais &#xe7;a, se sera pour plus tard !!!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 29 Apr 2006 12:38:56 GMT</pubDate></item><item><title>Dur dur...</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/27/1776495.html</link><category>Journal</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/27/1776495.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1776495/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/27/1776495.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; La reprise des cours, c&apos;est dur. J&apos;ai beaucoup moins de temps pour m&apos;occuper de mon blog, mais je vais continuer &#xe0; poster tous les jours, ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Depuis le temps que j&apos;&#xe9;cris, j&apos;ai fini par me forger une m&#xe9;thode d&apos;&#xe9;criture. C&apos;est loin d&apos;&#xea;tre une m&#xe9;thode miracle, et je ne pense pas qu&apos;elle soit adapt&#xe9;e &#xe0; tous. Du moins, elle fonctionne bien avec moi.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle est relativement simple. Je la d&#xe9;velopperais avec l&apos;exemple d&apos;une &#xe9;ni&#xe8;me id&#xe9;e de roman: &amp;quot;Antartica&amp;quot; (non non, je ne me suis pas inspir&#xe9; du film !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Tout commence, g&#xe9;n&#xe9;ralement, par un moment de profonde m&#xe9;ditation et de calme int&#xe9;rieur: je lis, je me ballade, je r&#xea;ve... En fait, je ne ma&#xee;trise pas cette &#xe9;tape, c&apos;est elle qui me contr&#xf4;el. D&apos;un coup d&apos;un seul, parfois, clac !! j&apos;ai une illumination. Tout seul, je commence &#xe0; imaginer des situations, des personnages, souvent en lien avec ce que je fais. C&apos;est en &#xe7;a o&#xf9;, je pense, la lecture est indispensable &#xe0; l&apos;&#xe9;criture: elle est &#xe0; la source de l&apos;inspiration de tout &#xe9;crivain. Cette &#xe9;tape est la cr&#xe9;ation m&#xea;me.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ainsi, Antartica est venu alors que je lisais un livre (je sais plus lequel !!). Je m&apos;imaginais un &#xe9;norme v&#xe9;hicule, bourr&#xe9; de scientifiques, plong&#xe9; dans le blizzard. Plus particuli&#xe8;rement, j&apos;entendais les premiers mots d&apos;une &#xe9;mission radio, &#xe9;cout&#xe9;e par des gens:&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;quot; - Allez ! D&#xe9;p&#xea;che-toi, &#xe7;a va commencer !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;- Chut ! Moins fort.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;- Mais d&#xe9;p&#xea;che-toi quand m&#xea;me !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;- Oh, &#xe7;a va vous deux !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Un temps.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;- C&apos;est bon, je lance...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;- .... du soir, bonsoir !!&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ces quelques instantan&#xe9;es m&apos;ont suffi comme point de d&#xe9;part. Apr&#xe8;s, la partie la plus dure: continuer &#xe0; &#xe9;crire, et tenter de construire un synopsis plus complet. Mais &#xe7;a, &#xe7;a sera pour demain !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; A bient&#xf4;t !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 27 Apr 2006 16:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>Remonte-temps</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/24/1758872.html</link><category>Ecriture</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/24/1758872.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1758872/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/24/1758872.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je bois un petit caf&#xe9;, place Saint-Martin. Je regarde les gens passer rapidement devant moi. Il fait beau ce matin, et chaud. Et j&apos;attend.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Il est 8h13min57&amp;quot;. Si tout se passe comme pr&#xe9;vu, il me reste exactement 3&apos;24&amp;quot; &#xe0; me pr&#xe9;lasser sur la terrasse. &lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;Si &lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;tout se passe comme pr&#xe9;vu...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Un signal clignote sur ma vision p&#xe9;riph&#xe9;rique. Ma cible a de l&apos;avance. Je lance l&apos;identification submol&#xe9;culaire ; l&apos;erreur n&apos;est pas permise. Plusieurs fichiers s&apos;affichent dans mon cortex visuel: authentification &#xe0; 99,9998 %.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; J&apos;avale d&apos;un trait mon caf&#xe9; refroidi, laisse quelques pi&#xe8;ces sur la table, et me l&#xe8;ve prestement. Ma cible vient juste de tourner dans une petite ruelle. Comme pr&#xe9;vu.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je la suis &#xe0; distance. Elle ne se doute de rien. Elle avance tranquillement, ne se doutant pas une seconde de ce qui va lui arriver. Elle prend &#xe0; droite. Toujours comme pr&#xe9;vu. Je lui embo&#xee;te le pas, prenant un air d&#xe9;contract&#xe9;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle s&apos;arr&#xea;te soudainement. Elle ne m&apos;a m&#xea;me pas aper&#xe7;u ; tout marche comme sur des roulettes.&lt;br /&gt; - Minou minou ! Viens l&#xe0; !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle fait un pas vers un chat invisible. Encore un autre ; ma cible est dans l&apos;impasse. J&apos;y vais. J&apos;attrappe par le col de sa veste le petit professeur, qui sursaute de peur.&lt;br /&gt; - Que..&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je ne lui laisse pas le temps de finir. Je le plaque contre le mur sans m&#xe9;nagement, et sors mon Psycho-Effaceur. Un grand flash jaillit du petit appareil. Heureusement, mes nanolentilles ont absorb&#xe9; l&apos;&#xe9;clat. Sinon, j&apos;y laissais moi aussi quelques souvenirs...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le professeur s&apos;&#xe9;croule par terre, l&apos;air agard. Je jette un coup d&apos;oeil aux alentours. Personne. Je m&apos;agenouille pour prendre le pouls de ma cible ; rien &#xe0; signaler, il va bien. Bon, je dois me d&#xe9;p&#xea;cher avant qu&apos;il ne se r&#xe9;veille. Je prends mon bracelet temporel, tape le code retour, et disparais dans un cr&#xe9;pitement.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 24 Apr 2006 17:36:00 GMT</pubDate></item><item><title>Nouvelle id&#xe9;e</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/24/1758780.html</link><category>Journal</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/24/1758780.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1758780/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/24/1758780.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Nouvelle id&#xe9;e. Une nouvelle cette fois-ci, j&apos;esp&#xe8;re ; j&apos;ai toujours du mal &#xe0; savoir combien de pages &#xe7;a va me prendre. L&apos;histoire est simple, et m&#xea;me pas originale. Mais bon, on ne commande pas son imagination !! &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je vous laisse lire le petit extrait que j&apos;ai &#xe9;crit. Dites moi ce que vous en penser !!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 24 Apr 2006 17:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ecrire &#xe0; nouveau</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/23/1750473.html</link><category>Journal</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/23/1750473.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1750473/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/23/1750473.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Depuis que j&apos;ai commenc&#xe9; ce blog, je me suis remis &#xe0; &#xe9;crire. J&apos;ai &#xe9;t&#xe9; pris d&apos;une v&#xe9;ritable &amp;quot;boulimie&amp;quot; d&apos;&#xe9;criture !! Plein d&apos;id&#xe9;es volaient dans ma t&#xea;te. La plupart n&apos;ont durer que quelques lignes, d&apos;autres plusieurs pages. Je ne comprend pas trop comment &#xe7;a fonctionne : parfois, on a l&apos;impression d&apos;&#xe9;crire des trucs nuls, sans int&#xe9;r&#xea;t, et pourtant on continue, et on en &#xe9;crit des pages. Alors que pour certaines, on se dit &amp;quot;Waaah, tu viens d&apos;avoir une super id&#xe9;e !&amp;quot; ... et on ne va pas plus loin.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Bien s&#xfb;r, l&apos;&#xe9;criture est un travail de longue haleine. Il y a la structure, le synopsis de l&apos;histoire: on fait une premi&#xe8;re &#xe9;bauche de la nouvelle ou du roman, on d&#xe9;crit les personnages principaux... Apr&#xe8;s, on commence &#xe0; &#xe9;crire. L&#xe0;, &#xe7;a d&#xe9;pend des gens: certains veulent r&#xe9;diger leur roman de A &#xe0; Z, du d&#xe9;but &#xe0; la fin. Je pense sinc&#xe8;rement que c&apos;est le plus dur: il faut voir bien &#xe0; l&apos;avance les tenants et les rebondissements du r&#xe9;cit, ce qui est difficile pour un roman assez long.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour ma part, je pr&#xe9;f&#xe8;re &#xe9;crire tout d&apos;abord les passages qui me trotent dans la t&#xea;te depuis quelque temps ; mais qu&apos;importe l&apos;ordre chronologique: on commence &#xe0; cr&#xe9;er l&apos;atmosph&#xe8;re du roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Apr&#xe8;s ces quelques extraits, je bloque toujours. Je ne sais plus o&#xf9; aller. C&apos;est l&#xe0;, je pense, qu&apos;on trouve le v&#xe9;ritable &#xe9;crivain: c&apos;est celui qui continue. J&apos;essaie, j&apos;essaie encore, mais j&apos;ai du mal. Apr&#xe8;s tout, je ne pense pas &#xea;tre le futur Hugo du XXIe si&#xe8;cle !!! Enfin, sait-on jamais...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 23 Apr 2006 10:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>Suite et fin</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/21/1741696.html</link><category>Journal</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/21/1741696.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1741696/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/21/1741696.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; Et voil&#xe0; !! Avec cette troisi&#xe8;me partie s&apos;ach&#xe8;ve &amp;quot;Imagine&amp;quot;. Enfin, pour l&apos;instant. Mais je ne crois pas avoir vraiment envie de reprendre ce texte. En fait, il faudrait le r&#xe9;&#xe9;crire du d&#xe9;but ! Mais bon, il fallait bien commencer par quelque chose...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; Je pr&#xe9;pare quelques autres &amp;quot;chefs-d&apos;oeuvre&amp;quot; pour tr&#xe8;s bient&#xf4;t !!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 21 Apr 2006 16:09:00 GMT</pubDate></item><item><title>Imagine - suite (2)</title><dc:creator>Lepsychon</dc:creator><link>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/21/1741680.html</link><category>Ecriture</category><comments>http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/21/1741680.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lepsychon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1741680/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lepsychon.canalblog.com/archives/2006/04/21/1741680.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;III
&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; Les deux hordes de guerriers se faisaient maintenant face, pr&#xea;tes toutes les deux &#xe0; un combat acharn&#xe9; d’o&#xf9; seul les meilleurs et les plus endurants allaient en sortir vivants. Cette lutte s’en merci allait de nouveau reprendre entre les Forces du Bien et celles du Mal, une lutte &#xe9;ternelle o&#xf9; ceux qui se croient assez pur de corps et d’esprit prennent les armes pour le soi-disant Bien, alors que d’autres, leur volont&#xe9; de se montrer sup&#xe9;rieur -et surtout de le devenir-&amp;nbsp; &#xe9;tait plus fort ou tout du moins ressortait cr&#xfb;, s’appr&#xea;taient &#xe0; guerroyer pour le Mal.
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Les premi&#xe8;res lignes &#xe9;taient compos&#xe9;es de soldats, de barbares arm&#xe9;s de lances, d’&#xe9;p&#xe9;es et de boucliers, rev&#xea;tus de lourdes cottes de mailles ternies par un usage trop fr&#xe9;quent, de la rouille apparaissait m&#xea;me &#xe0; certains endroits. Leurs t&#xea;tes &#xe9;taient coiff&#xe9;es d’un lourd casque d’acier, un morceau de tissu recouvert d’anneaux de fer entrelac&#xe9;s les prot&#xe9;geant des coups port&#xe9;s &#xe0; la nuque. Sur les flancs de ces bataillons de fantassins, de grands groupes de cavaliers se tenaient pr&#xea;t &#xe0; se jeter dans l’horreur sanguinaire du combat. Ils &#xe9;taient pour la plupart les hommes les plus courageux, les plus coriaces, ceux qui apr&#xe8;s maintes et maintes batailles s’&#xe9;taient vus adoub&#xe9;s par leur Seigneur, faisant ainsi de simples soldats des g&#xe9;ants avides de chair et de sang, recouverts d’armures compl&#xe8;tes faites de m&#xe9;tal solide et reluisant, mont&#xe9;s sur d’immenses destriers eux aussi recouvert d’acier ; ils dominaient le champ de bataille par leur hauteur mais aussi, et surtout, par leur ardeur et leur f&#xe9;rocit&#xe9;.
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Les visages de tous ces soldats &#xe9;taient marqu&#xe9;s par une haine des plus farouches envers leurs ennemis, leur regard luisant se posant sur les yeux baign&#xe9;s de flammes d’une f&#xe9;rocit&#xe9; bestiale de ceux d’en face ; chacun &#xe9;tait, au premier ordre, pr&#xea;t &#xe0; se jeter sur l’ennemi, rel&#xe2;chant &#xe0; travers chaque coup toute leur f&#xe9;rocit&#xe9; rest&#xe9;e enferm&#xe9;e pendant longtemps, se transformant alors en des b&#xea;tes assoiff&#xe9;s de sang, sans plus rien ne permettant de les rattacher &#xe0; cette image d’une race animale intelligente, capable de penser et de raisonner: ils retournaient ainsi &#xe0; la place qu’&#xe9;tait la leur et qu’ils n’auraient jamais d&#xfb; quitter.
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Les deux arm&#xe9;es, celle du Bien d’un c&#xf4;t&#xe9; et celle du Mal de l’autre, &#xe9;taient presque &#xe0; l’identique. L’arm&#xe9;e du Bien paraissait plus lumineuse que son oppos&#xe9;e ; les armures de ses soldats &#xe9;taient polies, lustr&#xe9;es et des liserais de blanc et d’argent ornaient les armes et les armures. Sur les boucliers et les plastrons &#xe9;tait dessin&#xe9; un grand aigle bic&#xe9;phale d’un blanc de nacre, avec des yeux rougeoyants. Les hommes du Mal &#xe9;taient noirs, leurs visages coup&#xe9;s d’un rictus de haine et de nombreuses cicatrices recouvraient leur corps. Ils brandissaient des ic&#xf4;nes blasph&#xe9;matoires et sur leurs habits &#xe9;tait grav&#xe9; un long dragon noir &#xe0; l’air mena&#xe7;ant.&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; Dominant son arm&#xe9;e de toute la hauteur de sa sombre monture, le Sombre Roi jetait quelques regards hautains et orgueilleux sur ses serviteurs. Il fixait surtout de sa vue per&#xe7;ante et de son esprit d&#xe9;moniaque l’arm&#xe9;e ennemie ; elle n’&#xe9;tait rien de plus pour lui qu’une emb&#xfb;che suppl&#xe9;mentaire sur le chemin du Pouvoir Supr&#xea;me et de la gloire. Bien entendu, nombres de ses hommes mourraient pour leur Sombre Ma&#xee;tre mais cela ne ferait qu’intensifier son plaisir que voir ses noirs esclaves mourir pour Lui, croyant que leurs sacrifices seraient d&#xfb;ment r&#xe9;compens&#xe9;s dans une autre vie... Non, vraiment, une ou m&#xea;me des centaines de morts ne le touchaient aucunement. Apr&#xe8;s tout, ils &#xe9;taient n&#xe9;s et form&#xe9;s pour cela, pour mourir, n’est-ce pas? La destin&#xe9;e de l’homme n’est-elle pas de mourir? Alors, qu’ils meurent d’une fa&#xe7;on ou d’une autre... L’important &#xe9;tait sa victoire et son av&#xe8;nement, juste cela...
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt; - O Ma&#xee;tre Tout Puissant, Tes fid&#xe8;les troupes sont pr&#xea;tes &#xe0; te rendre leur dernier acte; pour Ton bon plaisir Ma&#xee;tre, rein que pour Ton bon plaisir...
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; La t&#xea;te casqu&#xe9;e de noire se retourna vers l’homme qui venait de parler. Mais &#xe9;tait-ce vraiment un homme? Son dos &#xe9;tait vo&#xfb;t&#xe9;, sa colonne vert&#xe9;brale formant une cr&#xea;te visible &#xe0; travers ses v&#xea;tements, qui moulaient son corps hideux et amorphe; sa t&#xea;te &#xe9;tait surmont&#xe9;e de quelques cheveux d’un noir de jais, tout comme ses habits rapi&#xe9;c&#xe9;s et usag&#xe9;s par des d&#xe9;cennies de service mal&#xe9;fique; ses yeux &#xe9;taient sombres comme son &#xe2;me, enfonc&#xe9;s dans leurs orbites et surmont&#xe9;s de sourcils &#xe9;pais et broussailleux, eux aussi noirs. Ses paupi&#xe8;res ne portaient pas de cils et recouvraient &#xe0; peine ses yeux o&#xf9;, tout au fond, luisait constamment la flamme de la ruse et de la malignit&#xe9;; constamment, au fond de ses yeux, on pouvait voir le plus profond de son &#xea;tre mal&#xe9;fique, et tous ses projets qui l’am&#xe8;neraient lui aussi &#xe0; la domination.
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Sa bouche formait un rictus diabolique et qui faisait fr&#xe9;mir toute chose posant sur lui ne serait-ce qu’un regard. Sa peau &#xe9;tait verd&#xe2;tre, parsem&#xe9;e de pustules horribles qui en &#xe9;clatant rejetaient un liquide visqueux. Tout son corps faisait rejaillir l’horreur.
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt; - Nous allons bient&#xf4;t lancer l’attaque, parla le Ma&#xee;tre de sa voie caverneuse. Sombre Coeur, dit aux chefs qu’ils n’attaqueront qu’&#xe0; mon signal. L’aile droite attaquera en premi&#xe8;re et les acculera contre les rochers et le fleuve. Le reste de l’arm&#xe9;e suivra dans un mouvement tournant. Aucuns d’entre eux ne devra s’&#xe9;chapper... Tu connais ma punition en cas d’&#xe9;chec, Sombre Coeur. Va donner mes ordres et tiens les hommes pr&#xea;ts.
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; D’un sifflement sec, Sombre Coeur fit tourner son cheval et il disparut dans la masse des guerriers.
&lt;/p&gt;&amp;nbsp; &lt;p&gt;Duncan se rappela le discours magistral que le Mar&#xe9;chal avait d&#xe9;bit&#xe9; avec une foi sans pareil. Le coeur des hommes avait besoin de retrouver confiance et foi en leur chef, et Hector le leur avait redonn&#xe9;. Son charisme les avait envo&#xfb;t&#xe9;s&amp;nbsp; et ils &#xe9;taient &#xe0; nouveau pr&#xea;ts &#xe0; se battre, &#xab; pour le Roi et pour le Bien! &#xbb;. Mais Duncan n’avait pas &#xe9;t&#xe9; dup&#xe9;: il savait parfaitement que le combat allait se solder par une d&#xe9;faite, les soldats, &#xe9;puis&#xe9;s par un long voyage aux confins de la Derni&#xe8;re Marche sur la Grande Ile, ne pourraient tenir longtemps. Malgr&#xe9; leur rage et leur courage, les hommes ne r&#xe9;sisteraient pas &#xe0; la f&#xe9;rocit&#xe9; sanguinaire des guerriers du Malin. Le discours avait &#xe9;t&#xe9; suivi par une longue f&#xea;te o&#xf9; les soldats avaient pu se lib&#xe9;rer de cette peur ancestrale, cette peur qui remontait &#xe0; des temps imm&#xe9;moriaux, jusqu’aux premiers pas de la vie et qui avait cr&#xe9;&#xe9;e tous les syst&#xe8;mes de classe : la mort. Cette peur de mourir, pour un &#xea;tre vivant, &#xe9;tait l&#xe9;gitime mais avait influenc&#xe9; toutes civilisations par cette &#xe9;ch&#xe9;ance in&#xe9;luctable. Ainsi, on avait cr&#xe9;&#xe9; pour se rassurer d’une continuit&#xe9; apr&#xe8;s la mort un endroit, un monde paradisiaque o&#xf9; le d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9; continuait &#xe0; vivre sans souci d’aucunes sortes, se d&#xe9;lectant de moults plaisirs. Cette endroit porte un nom: le Paradis.
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 21 Apr 2006 16:06:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>